person:jeanne vandenbroucke

  • Sécurité : quand la rose pique les idées de la droite
    paru dans CQFD n°141 (actuellement en kiosque),
    par Jeanne Vandenbroucke
    http://cqfd-journal.org/Securite-quand-la-rose-pique-les

    Quiz à deux balles. « La sécurité est la première des libertés » : est-ce donc un slogan lepéniste, une fulgurance orwellienne, ou bien une valeur socialiste ?… Les trois, mon brigadier ! C’est que, entre les vieilles affiches de Jean-Marie Le Pen et les sorties martiales de Manuel Valls le 19 novembre dernier [1], l’écart s’est aminci. Tout commence en fait au tout début des années 1980. Pierre Mauroy joue sagement son rôle d’opposant : alors que la droite vient de voter une loi liberticide comme, à l’époque, elle seule sait faire, le futur Premier ministre socialiste joue de solennité. « Nous inversons la proposition : pour nous, la première sécurité est la liberté. » Un autre socialiste, Gilbert Bonnemaison, maire d’Épinay-sur-Seine, chapeaute quelques années plus tard la « commission des maires sur la sécurité » chargée de réfléchir au sujet. Ses bouquins ne disent pas que des bêtises : « Le discours politique de l’insécurité est celui pour lequel le maintien de l’ordre économique et social est une fin en soi qui justifie tous les contrôles. » Le style est un peu lourd, mais c’est pas faux.

  • Le PS rosse au poing par Jeanne Vandenbroucke
    http://www.cqfd-journal.org/Le-PS-rosse-au-poing

    Le 30 juillet 2010, après les émeutes qui suivirent la mort violente d’un homme soupçonné de braquage, Nicolas Sarkozy négocia un énième virage sécuritaire lors de son désormais célèbre discours de Grenoble. Rien d’étonnant de la part de celui qui, ayant fait de l’insécurité son fonds de commerce électoral, est passé maître en son art. La droite n’est cependant point la seule à faire sonner le gong sécuritaire à chaque fait divers, et les camarades socialistes voudraient se faire aussi gros que le bœuf en uniforme. En novembre dernier, le PS condamnait, à l’occasion de son forum sur la sécurité, l’« angélisme » dont la droite aime à les taxer. Une accusation que la bande à Aubry récuse : quinze ans maintenant que le parti bande ses muscles et astique ses flingues. Retour sur la construction d’une politique de droite à gauche.